La musique


ENTRE NOIR ET LUMIERE: L’OMBRE DES SONS

ville paysageHaïku, conte de théâtre d’ombres sans parole n’est pas pour autant une aventure de silence. La musique y occupe une large part dans la narration, elle accompagne pas à pas le héros, alimente et densifie les ombres. Plus noir que le noir, plus brillants que la lumière, les musiciens déploient leurs sons. En véritables « chamans », ils colorisent l’atmosphère grâce à un attirail éclectique.

Dans leurs valises, des merveilles de toutes les formes, de toutes les tailles. Ils jouent d’instruments conventionnels (Piano/Voix/Batterie/Guitare/Basse/Tablas/Mélodica) mais aussi d’une ribambelle de trouvailles amassées au grès de leurs errances urbaines, de leurs voyages exotiques : guimbarde, verres de cristal, boites à thés, graines sonores, balles harmoniques, arbre d’ampoules, cymbalettes gnaoua, Bombo argentin.

Haïku papillonne ainsi, au grès de son imaginaire, tantôt il chantonne une mélodie russe ou une vielle chanson de cow-boy solitaire, tantôt il valse avec trois petits pots de fleurs printaniers…

L’univers musical d’Haïku est aussi curieux que son héros, il explore un large horizon des musiques de notre époque mais aussi de celles qui constituent notre histoire. L’Ensemble Batida s’inspire dans le désordre de Scarlatti, Reich, Satie, de l’énergie rock, des musiques traditionnelles et musiques de films pour construire la trame de l’aventure sonore…